DECO ouvre une nouvelle porte avec “Dreamhouse”, single-titre de son prochain album et véritable carte postale d’un univers plus vaste. Originaire de Nottingham, le quintet anglais signe ici une entrée en matière assumée : une pop euphorique, saturée de synthés et de lumière.
“Good mood” mais pas naïf
La “Dreamhouse” est quelque chose de tout à fait réel pour nous. Le processus de création de l’album est devenu en soi une forme d’évasion, un endroit où nous pouvions aller pour nous couper du reste. C’était un espace sûr pour nous à ce moment-là, et je pense que cela s’entend dans la musique. Cela peut sembler conceptuel, mais ça vient de quelque chose de très concret.
Max Kendall – chanteur de DECO
“Dreamhouse” impose directement son esthétique : une synth-pop dopée à l’adrénaline, portée par des hooks immédiats et une sensation de flottement permanent. Entre nostalgie électronique et énergie indie contemporaine, le morceau s’inscrit dans une tradition assumée – celle d’une pop à la fois cérébrale et physique. On y entend autant les échos de MGMT que les pulsations funk de Nile Rodgers, le tout filtré par une écriture résolument moderne.
Mais “Dreamhouse” n’est pas seulement un single efficace : c’est une idée. Celle d’un lieu mental, presque refuge, où l’on peut s’extraire du réel. Un espace de repli volontaire, pensé comme une pause dans le flux continu de la vie.
Ce qui frappe, c’est justement cette sincérité derrière le concept. Loin d’un exercice de style artificiel, “Dreamhouse” est né dans la spontanéité. Une journée, une idée qui s’impose, une démo enregistrée dans la foulée : le morceau a jailli presque sans filtre, comme si tout le projet attendait ce point de départ pour se structurer.
Musicalement, le titre repose sur une architecture très incarnée. Un synthétiseur vintage Roland Juno-6 en constitue la colonne vertébrale, épaulé par des guitares brillantes, une ligne de saxophone qui surgit comme un éclat de soleil, et un refrain en falsetto qui semble conçu pour les grandes salles et les moments de lâcher-prise collectif. Une “good mood music” revendiquée, mais jamais vide.
Une constructions sonore toujours plus riche
Autour du single, DECO déploie déjà les contours d’un univers plus large. Le groupe ne se contente pas de sortir des morceaux : il construit un monde. Postcards cryptées envoyées à des fans, accès à un espace digital secret, vidéo pensée comme visite guidée du Dreamhouse… tout participe à une expérience immersive où la musique devient un lieu habitable.
Après le succès de leur premier album “Destination: I Don’t Know” et des tournées aux côtés de figures comme Nile Rodgers & Chic, le groupe franchit ici un cap évident. Plus cohérent, plus affirmé, DECO semble avoir trouvé sa direction : celle d’une pop où la joie n’est pas naïve mais construite.
Avec “Dreamhouse”, le groupe promet que leur album sera notre refuge.














