Chez ArtDéco, les chansons avancent toujours sur une ligne de crête : un pied dans la chanson française, l’autre dans une pop nourrie de rock, de new wave et d’électronique. « Lily » pousse encore un peu plus loin cet équilibre délicat.
Les fleurs poussent aussi dans le bruit
Présenté par l’artiste comme un “titre réconfort “, « Lily » puise autant dans les harmonies sophistiquées d’The Alan Parsons Project que dans l’efficacité mélodique de Daft Punk. Une rencontre improbable sur le papier, mais qui prend ici la forme d’une chanson ample, élégante et profondément chaleureuse.
Depuis ses débuts en 2022, ArtDéco s’est imposé comme un artisan singulier de la nouvelle scène francophone. Quelque part entre Calogero, U2 et Alain Souchon, il façonne une pop où les guitares, la new wave et l’indie music accompagnent des textes ciselés avec une précision d’orfèvre. Une écriture sensible, souvent introspective, qui refuse pourtant de s’enfermer dans la nostalgie.
Cette exigence se retrouve également dans la réalisation du clip de « Lily », entièrement autoproduit et tourné en studio. Loin des artifices, les images prolongent le caractère intime du morceau. Elles donnent à voir un artiste qui revendique une approche artisanale de la création.
Un crescendo de plus en plus puissant
En seulement trois ans, ArtDéco a parcouru un chemin impressionnant. Plus de 150 concerts, plusieurs salles parisiennes affichant complet, une diffusion nationale sur FIP avec « Ne m’oubliez pas », sans oublier une reprise des « Moulins de mon cœur » de Michel Legrand devenue virale avec près de quatre millions de vues. Derrière cette voix grave et immédiatement reconnaissable se cache un véritable auteur-compositeur, également sollicité pour écrire pour d’autres artistes.
Repéré par les équipes de Remark Records et SMK Music (Jean-Jacques Goldman, Vanessa Paradis, Christine and the Queens) ArtDéco poursuit aujourd’hui son ascension sans renier l’indépendance qui a façonné son identité.
L’architecture d’une nouvelle pop française
Avec « Lily », il rappelle surtout que la chanson française peut encore surprendre lorsqu’elle ose regarder ailleurs. En mêlant héritage mélodique, élégance pop et souffle électronique, ArtDéco signe un morceau qui porte bien son ambition : réconforter sans céder à la facilité, émouvoir sans appuyer le trait.
Un nouveau chapitre avant de retrouver l’artiste sur la scène du Café de la Danse, le 12 décembre, où cette pop aux reflets new wave devrait prendre toute son ampleur.














