Et si être une rockstar n’avait finalement rien à voir avec la célébrité ? Chez Isimaria, le mot devient plutôt une manière d’être au monde : refuser les cases, assumer ses contradictions et ne plus chercher à se conformer. Avec « Rockstar », l’artiste inaugure une nouvelle ère et pose les premières pierres de son premier EP. Un projet entre euphorie pop et intensité rock.

La rébellion d’une popstar

Sorti en octobre 2025, « Rockstar » marque le retour d’Isimaria vers une esthétique rock après plusieurs années d’explorations musicales. Le morceau conserve toutefois une accessibilité pop, portée par une énergie fédératrice et des riffs électriques qui lui donnent immédiatement une dimension accrocheuse.

Mais derrière ses guitares et son énergie solaire, « Rockstar » porte surtout une idée : celle de l’émancipation. Revendiquer « je suis une rockstar » ne signifie pas ici chercher les projecteurs ou fantasmer une quelconque célébrité. C’est une déclaration d’indépendance. L’artiste s’autoriser à être différente et de prend possession de sa propre histoire.

Son clip, dévoilé quelques semaines après le single, prolonge cette philosophie avec une imagerie colorée, libre et volontairement excessive : bottes noires, roses rouges, léopard et ambiance de fête composent un décor où Isimaria semble enfin s’autoriser à occuper tout l’espace.

Nouveau nom, nouvelle direction

Cette liberté constitue le fil rouge de ROCKSTAR : Chapitre 1. Pensé comme le versant lumineux d’une histoire en deux temps, l’EP se situe dans cette période d’expansion où l’on apprend à se connaître. Isimaria y aborde la santé mentale, les relations amoureuses complexes, mais aussi les liens qui nous permettent de tenir debout : l’amitié et la sororité.

Cette nouvelle incarnation d’Isimaria ne surgit d’ailleurs pas de nulle part. Avant d’adopter ce nom, l’artiste évoluait sous celui d’Isïa Marie, avec plusieurs projets déjà publiés, avant d’ouvrir progressivement une nouvelle page plus rock. Son parcours est marqué par une relation ancienne avec la guitare et par une volonté de considérer le rock moins comme une étiquette musicale que comme une attitude.

Le titre de l’EP donne ainsi une clé de lecture supplémentaire. Être une « rockstar » devient un état d’esprit. Sur ROCKSTAR : Chapitre 1, chaque morceau semble participer à cette reconquête : « En Cavale » choisit la fuite comme forme d’émancipation, « Demi-tour » déconstruit les mécanismes amoureux, « Plus la même » affirme l’indépendance et « Ma sœur » célèbre les liens capables de nous sauver.

Et pourtant, derrière cette lumière, Isimaria annonce déjà la descente. ROCKSTAR : Chapitre 1 n’est que le premier versant d’un projet en deux temps. Le second chapitre s’annonce plus sombre et introspectif, davantage tourné vers les blessures enfouies. La fin de « Ma sœur », saturée jusqu’au vertige, agit comme un point de bascule.

Le premier versant d’une renaissance

À travers ce nouveau personnage, Isimaria ne cherche pas à devenir quelqu’un d’autre. Elle semble au contraire avoir trouvé la manière de se rapprocher de celle qu’elle était depuis le début.

Une rockstar, donc. Mais pas celle des clichés. Une rockstar qui doute, qui aime trop, qui se trompe, qui fuit, qui revient et qui apprend surtout à ne plus s’excuser d’être elle-même.