À l’heure de la division, Polyphone explore les paradoxes des relations humaines avec « Les autres ». Un single qui assume pleinement son identité French pop derrière une production légère et solaire. Pourtant cette ballade ne cache pas sa mélancolie, reflet d’une jeunesse en quête de repères, parfois incapable de se définir autrement qu’à travers le regard d’autrui.

L’enfer, ce n’est pas les autres

« Qui suis-je ? » : c’est la question universelle qui traverse ce nouveau titre. Dans une société où l’on se construit au contact des autres, où l’on cherche dans leurs yeux une validation, une présence ou une raison d’être, Polyphone interroge cette frontière fragile entre l’amour de soi et le besoin de l’autre. Une quête identitaire qui se transforme peu à peu en déclaration, jusqu’à cette certitude qui résume toute l’ambivalence du morceau : « si le bonheur c’est les autres, c’est que c’est un peu moi ». Une manière de rappeler que si nos relations participent à nous construire, elles ne nous définissent jamais tout à fait.

Cette dualité se retrouve dans la musique du groupe. La mélancolie s’oppose à une production lumineuse, portée par une sensibilité pop assumée. À la croisée du rock indépendant d’hier et de la pop électronique d’aujourd’hui, Polyphone cultive ce goût des contrastes. Une formule qui prend toute son ampleur sur scène, où le quintette fait danser toutes les générations.

Une quête de soi au pluriel

Formé il y a quatre ans par Savi, Malo, Gaspard, Antoine et Victor, Polyphone a depuis multiplié les expériences. Une centaine de concerts, une victoire au tremplin Versailles Live, une Boule Noire remplie en une semaine et même un clip réalisé en totale autonomie. Autant d’étapes qui ont permis au groupe de trouver sa voie, sa voix et son public. Après avoir fait ses armes sur scène, Polyphone poursuivra son ascension avec une tournée estivale destinée à défendre son prochain EP, attendu début 2027.

Avec « Les autres », le groupe signe ainsi une invitation à se découvrir à travers ses liens. Parce qu’au fond, apprendre à aimer les autres, c’est aussi apprendre à se connaître soi-même.