Avec Marauder (That Was Once Joy), son septième album, l’auteur-compositeur Brian Halloran explore les contradictions de l’existence, entre désirs inassouvis, regrets et aspirations. À travers quinze titres nourris de collaborations, il dessine le portrait d’un homme confronté au temps qui file et à cette nécessité, parfois difficile, de tirer le meilleur de ce qu’il nous reste.
Un album aux multiples facettes
Le titre de l’album donne le ton. Le maraudeur, c’est ici le temps, cette force insaisissable qui avance sans demander la permission. Sur Marauder (That Was Once Joy), Brian Halloran s’intéresse à ce que les années transforment : les relations humaines, les ambitions, les regrets et les désirs qui continuent de nous animer. Sans chercher à apporter de réponses définitives, le songwriter préfère observer les tensions qui traversent nos vies.
Premier extrait de l’album, « Kind » donne une première clé de lecture. Porté par une guitare acoustique entraînante, le morceau interroge ce que signifie être bon dans un monde où l’isolement semble souvent prendre le dessus. Les chœurs de Rodney Flood et Kacie Sky accompagnent cette réflexion, ajoutant une dimension collective.
S’unir pour mieux écrire
Cette volonté de faire dialoguer les voix traverse l’ensemble du disque. Les quinze morceaux s’appuient sur de nombreuses collaborations avec des musiciens issus notamment de la scène new-yorkaise. On compte notamment le batteur et chanteur Rodney Flood, le guitariste Zack Zaro, le bassiste Nicholas Trautmann et le pianiste et claviériste TJ Viola. Les chanteuses Kacie Sky, Steph Hurley et Natalie Colton viennent également enrichir les compositions. Loin de se limiter à un exercice solitaire, Marauder (That Was Once Joy) se construit ainsi dans l’échange.

Deux collaborations méritent une attention particulière. « Contrition », coécrit et interprété avec la chanteuse et autrice-compositrice Jes Hudak. L’artiste est notamment connue pour son single « Different Worlds », qui cumule plus de cinq millions d’écoutes sur Spotify. Autre apport extérieur, « Radio » a été écrit par le songwriter Grey Revell, ajoutant une nouvelle plume à un album qui multiplie les points de vue.
Brian Halloran, entre ce qui passe et ce qui reste
Produit par Brian Halloran lui-même et mixé par Ricky Watts, actuellement ingénieur du son façade de Sienna Spiro, le disque revendique cette diversité de contributions tout en conservant un fil conducteur : les mouvements parfois contradictoires de l’existence. De « The Feeling » à « What Falls, What Stays », en passant par « Lighthouse Head » ou « The Whole World », les titres dessinent un parcours dont les étapes semblent faire écho aux différentes manières d’affronter le temps.
Avec Marauder (That Was Once Joy), Brian Halloran livre ainsi un album ample, façonné par quinze chansons et une constellation de collaborations. Une œuvre qui regarde sans détour les frictions du quotidien et les traces laissées par les expériences. On en retient cependant que malgré les regrets et les incertitudes, il reste toujours quelque chose à vivre.














