Sept ans de silence, une journée à Abbey Road et quelques souvenirs impossibles à laisser derrière soi. Avec Empty Pages, BirdyHop signe un retour aussi discret que chargé de sens. Pour leur première sortie depuis sept ans, les frères Chris et James Goldsmith renouent avec leur goût pour les mélodies accrocheuses et les guitares britanniques.

À Abbey Road, BirdyHop prennent un nouveau départ

Chez BirdyHop, la musique a toujours été une affaire de famille. Les deux frères ont grandi en écrivant et en jouant ensemble. Ils développent au fil des années une complicité musicale nourrie par la britpop, la guitar pop et la new wave. Dans les années 2010, le duo avait enchaîné plusieurs sorties – “In Over My Head“, “Sportsday” ou encore “Blossom Tree“- avant de disparaître progressivement des radars. Sept ans plus tard, les voilà de nouveau réunis autour de “Empty Pages”.

Le morceau est né d’une période de changements profonds, personnels comme collectifs. Plutôt que de chercher à raconter précisément ce qui s’est passé durant ces années, BirdyHop s’intéresse à ce qu’il en reste : les souvenirs, les absences, les choses qui nous échappent et celles qui continuent d’avancer malgré nous. Le titre lui-même évoque ces pages vierges comme un espace partagé, où ce qui a été vécu côtoie tout ce qui reste encore à écrire.

Entre guitare new wave et simplicité live

Enregistré presque entièrement en une seule journée aux mythiques studios d’Abbey Road, le morceau repose sur une instrumentation volontairement directe : basse motrice, guitares, batterie, piano et touches de synthétiseur et de Mellotron. Une partie importante des prises a été captée en live, conservant au morceau une certaine souplesse, quelques aspérités et cette sensation précieuse d’un groupe qui joue réellement ensemble dans la même pièce.

La basse donne au titre son mouvement continu, tandis que les guitares installent une tension mélodique entre indie rock et new wave. Le piano et le Mellotron viennent apporter quelques nuances plus rêveuses, sans jamais alourdir l’ensemble. Ici, pas de saturation massive ni de production surchargée, BirdyHop privilégie la chanson.

S’arrêter pour mieux repartir

Le retour de BirdyHop n’est pas une simple reconstitution nostalgique. “Empty Pages” conserve ce qui faisait l’identité du duo le goût des guitares pop et d’un songwriting sans détour. Le groupe ne cherche pas à retrouver exactement la musique qu’il faisait dans les années 2010. Il reprend plutôt le fil là où il l’avait laissé, avec une expérience et un regard différents.

Et ce retour ne devrait pas rester sans suite. Plusieurs nouveaux morceaux ont déjà été enregistrés et sont appelés à voir le jour prochainement. Ce nouveau single apparaît ainsi moins comme une parenthèse que comme le premier chapitre d’une nouvelle période.

Après sept ans d’absence, les frères Goldsmith reviennent finalement avec une chanson qui parle autant du temps qui passe que de celui que l’on choisit de prendre. Une basse qui avance, des guitares qui regardent en arrière, quelques souvenirs suspendus et, devant eux, ces pages encore vierges. BirdyHop semblent à nouveau prêts à écrire la suite.